L’art comme force : les jeunes de l’IME SESSAD Pays de Colmar site les Artisans bousculent les regards

Au sein de l’IME SESSAD pays de Colmar site les artisans, le groupe Pulsar montre que, la différence n’est pas un frein, mais un moteur de création. À travers des projets de films, d’expositions muséales et de journalisme, des jeunes comme Nils, Suel ou David transforment leur singularité en une force collective, instaurant un rapport horizontal avec le monde extérieur. Cette approche artistique de leurs vies leurs permet de communiquer librement. Certains jeunes ont plus de mal que d’autres à l’oral et cette forme d’expression leur permet de se livrer sans crainte ni jugement.

L’objectif est clair : mettre en lumière le travail des jeunes de l’atelier Pulsar, dit les « Pulsariens » pour faire de leurs différences une puissance singulière. Sous l’impulsion de Gino FABRO, éducateur spécialisé depuis 20 ans, l’art devient un nouveau langage. Pour ces jeunes, la création démontre leur valeur et leur capacité d’action. Transformer sa frustration vis-à-vis du regard que les autres portes pour en faire un projet, une action. Le regard que porte autrui ne doit pas définir qui l’on est, et connaitre sa valeur reste primordiale pour avancer.
« L’enfer, c’est les autres. » Jean-Paul Sartre, Le regard des autres peut nous enfermer dans un stigmate et s’en libérer permet de reprendre le contrôle sur notre identité.

Pulsar, de projets qui rayonnent

C’est le cas du projet documentaire « Pulsar – Notre histoire notre regard », un film réalisé par les jeunes de l’atelier avec la vidéaste Sarah-Myriam POIRSON qui met en lumière leurs quotidien et leurs points de vue sur le monde. Ce projet suscite un immense enthousiasme parmi les participants. Pour Nils, 17 ans, présent depuis 3 ans et passionné de cuisine et de sport, l’intérêt est concret. Pour lui ce projet « apporte de l’émotion » et permet aux parents, fiers et émus, de « connaître les émotions dans notre cœur ». Adèle, de son côté, retient la beauté du film et les moments de partage, notamment les sorties au restaurant durant le tournage. Ce film a été écrit et décider par les jeunes avec une volonté de raconter leurs regards sur leurs vie quotidienne et de faire comprendre au monde en quoi leurs différences ne sont pas des freins mais une autre façon d’avancer. Ce sont les jeunes eux même qui ont choisi cet angle.

Un autre projet a vue le jour la semaine du 11 avril, ou, les jeunes ont investi le musée Unterlinden, pour y présenter une création originale, l’histoire de « Pulsar », un elfe voyageant à travers huit tableaux. Ce projet a été conçu collectivement autour d’une table, où chaque histoire dépendante a été discutée et validée par le groupe. Suel, 14 ans, est chargé de présenter oralement le récit. En inclusion scolaire et préparant son CFG (équivalent du brevet), Suel incarne cette volonté de ne pas stigmatiser le handicap par une expression maîtrisée. Pour lui, ce projet est une manière de « laisser une marque de notre passage » tout en cultivant sa propre sensibilité. Il porte la voix de ses camarades devant un public leur permettant de poser des mots sur leurs émotions.

Et enfin La créativité de l’atelier s’étend également à la rédaction d’un journal. Un premier numéro consacré aux violences a déjà permis aux jeunes d’interviewer des gendarmes pour comprendre leur métier. David s’y implique particulièrement.

Le fonctionnement est ici totalement organique :

  • Rédaction et choix des rubriques par les jeunes.
  • Apprentissage des techniques d’interview et de la ligne éditoriale.
  • Répartition des rôles selon les compétences de chacun.

Ce journal permet aux jeunes de rencontrer du monde, de découvrir de nouveaux horizons et de se sensibiliser à des problématiques sociétales concrètes.

Pour Gino FABRO, les idées neuves naissent de la singularité de ces jeunes. En jouant sur leurs regards uniques, l’atelier Pulsar crée un véritable collectif. L’art permet ainsi de passer du statut de « spectateur de sa différence » à celui d’acteur de sa propre identité culturelle. Ces jeunes sont tout particulièrement motivés à montrer au monde leurs rêves et objectifs qu’ils comptent bien atteindre.
« Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. » Friedrich Nietzsche, la valeur selon Nietzsche ne se trouve pas dans la norme mais dans la capacité à s’affirmer tel que l’on est.

Elia GOGNY, stagiaire assistant communication

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