Le 13 novembre 2025, Handireality a animé au SESAME à Hœnheim une séance immersive en réalité virtuelle destinée aux travailleurs sociaux de l’ARSEA. Cette action, financée par l’OETH dans le cadre de l’accompagnement des employeurs, a été reconduite à l’IME Jules Verne de Mulhouse. Elle vise à susciter une réflexion sur la compréhension du handicap psychique au travail grâce à des mises en situation suivies d’un temps d’échanges.
Proposée par Handireality et animée par Delphine, consultante de la structure, la séance invitait les participants à se plonger dans plusieurs scénarios du quotidien d’un professionnel. Construits à partir de situations courantes en entreprise, ceux-ci avaient pour objectif de sensibiliser à certaines difficultés susceptibles d’être rencontrées par des collègues en situation de handicap psychique.
Si l’expérience n’a pas permis d’appréhender toute la complexité du handicap psychique, les scènes présentées ont eu le mérite d’ouvrir un espace d’échanges. Plusieurs participants ont souligné le caractère « pédagogique » de la démarche et relevé que les mises en situation ressemblaient à des réelles situations professionnelles stressantes.
À l’issue de la séance, les discussions ont principalement porté sur des valeurs et des pratiques qui constituent déjà les bases du métier d’accompagnement :
- l’importance de prendre le temps avec les personnes,
- la nécessité d’un contact mesuré, respectueux et adapté,
- le rôle essentiel de l’écoute et de l’empathie,
- la vigilance à ne pas réduire une personne à un diagnostic ou à une étiquette.
Ces échanges ont rappelé que, dans le cadre professionnel, l’accompagnement commence par la reconnaissance de chacun en tant qu’individu, au-delà de son handicap ou de la fonction qu’il occupe.
Alexandra Debaisieux a souligné l’intérêt de ce type de temps collectif : « Ces éléments sont la base de notre métier : leur donner de l’attention et les considérer en leur permettant de se reconstruire ». Une remarque qui exprime bien l’enjeu de la démarche, centrée sur la sensibilisation.
En conclusion, cette initiative offre une première approche et suscite des questions essentielles. Elle contribue à favoriser une culture d’accompagnement plus attentive et mieux informée auprès de collègues pouvant rencontrer des difficultés liées à leur santé mentale.